Sondage effectué en Décembre 2025, sur les promotions H26, H27, H28, H29
Sur la méthode:
Le sondage suivant a été effectué grâce aux outils Google Forms, Excel et Google Collab (oui oui).
Nous avons fait circuler le Google Forms sur les groupes des promotions 2029, 2028, et 2027, et l’avons transmis par mail à l’ensemble des L3, M1, VM et M2. Ainsi, nous avons réussi à recueillir 547 réponses.
Nous avons ensuite procédé aux analyses statistiques en reprenant les outils appris lors du cours de Monsieur Stoltz à HEC. Calculs de P-valeur, tests du khi-deux, tous y sont passés, notamment via Excel et Google Collab (python).
Sur la fiabilité des réponses:
Même si le questionnaire était anonyme, il était fait de manière à ce que chaque personne ne puisse répondre qu’une seule fois. Par conséquent, aucune possibilité de doublon.
Sans surprise, nous avons eu quelques trolls dans les réponses (des personnes qui auraient pris 1578 râteaux depuis la seconde, ou chopé plus de 100 personnes sur le campus etc.). Ces chiffres pourraient être vrais – nous espérons que non – mais nous avons préféré les traiter comme des données aberrantes et les exclure de l’analyse.
Il nous a suffi d’écrire des lignes de codes supplémentaires et de travailler seulement quelques heures de plus. Merci les trolls. Achetez-vous une vie.
Sur la représentativité de l’échantillon.
Sur environ 2000 étudiants francophones à HEC répartis entre la L3 et la M2, nous avons eu 547 réponses. L’échantillon est représentatif de la répartition des genres à HEC ainsi que des promotions (avec une légère surreprésentation des M1 PGE, et une légère sous-représentation des L3). 11 IS ont pris part au sondage, malheureusement trop peu pour comparer aux statistiques des étudiants en DD ou en PGE.
- Sur la vie amoureuse des étudiants
Au moment de la réponse au sondage, nous pouvons affirmer avec grande certitude que parmi les étudiants du campus, entre 40,3 et 47,3% d’entre eux étaient en couple, contre 40,0 à 47,0% de célibataires.
Les étudiants d’HEC semblent donc plus intéressés par une relation stable ou par le célibat que par une situation floue. Effectivement, sur les plus de 500 réponses récoltées, seules 30 et 39 personnes ont déclaré être respectivement dans une situation compliquée ou dans une relation purement sexuelle (sexfriends).
Sur ce point, nous remarquons également qu’il y a exactement le même nombre de personnes ayant coché la case sexfriend chez les hommes que chez les femmes. Coïncidence ?
Il est difficile de mettre cela en perspective avec des statistiques nationales étant donné qu’elles ne s’intéressent pour la majeure partie qu’aux couples qui habitent ensemble. Toutefois, d’après le site Diplomeo, 51% des 19-21 ans et 54% des 22-25 ans sont en couple : une proportion significativement supérieure à notre moyenne à HEC.
Après s’être penché sur la question, nous concluons également qu’il n’y a pas de différence significative entre le pourcentage d’hommes et de femmes en couple (41.1% ± 5.7% chez les femmes et 46.1% ± 5.3% chez les hommes). #parité


Sur la durée de la plus longue relation, on savait déjà qu’HEC n’était pas un lieu de grande stabilité conjugale, et les chiffres nous le confirment. Parmi ceux qui ont déjà été en couple, près de la moitié (49,3% ± 3,9%) n’ont jamais dépassé un an de relation. La prépa puis la GEP auraient-elles donc raison de l’engagement à long terme de nos étudiants ? On note malgré tout un petit groupe d’irréductibles romantiques : 19,5% (± 3,5%) d’entre vous ont déjà tenu plus de trois ans, un chiffre similaire aux statistiques nationales. Mais là où HEC se démarque, c’est sur les relations de 1 à 3 ans : elles représentent 52,1% (±4,4%), un nombre supérieur de 20 points de pourcentage à la moyenne des Français de 16 à 25 ans. Comme quoi, même si on n’écrit pas forcément de longues histoires, on finit toujours par faire un petit bout de chemin ensemble. 55% des gens en couple sont en couple depuis 1 an ou moins, ce qui est assez compréhensible au vu du contexte des rencontres (voir dans les paragraphes qui suivent), et 13 répondants ont déclaré être en couple depuis 5 ans ou plus ! Messieurs, il est temps d’aller passer la bague au doigt à vos copines.
Enfin ⅔ des étudiants en couple sont actuellement dans leur plus longue relation. Et pour les 7.4% à 11.6% des étudiants qui n’ont jamais été en couple, bravo à vous : vous échappez à 100% des problèmes liés à la vie à 2 (niveau de confiance : >99%).
Seulement, impossible de parler d’amour sans parler de son autre face : les râteaux. Si on enlève les “inactifs” (qui n’ont jamais mis ou pris de râteaux) ainsi que les trolls (du moins on l’espère pour les 1578 râteaux pris), on peut calculer un écart (râteaux mis – râteaux pris), pour lequel on obtient un score moyen de 1.8224 (± 0.24). Concrètement, nos étudiants donnent plus de râteaux qu’ils n’en reçoivent, bande de bourreaux des cœurs. On devine rapidement l’outil de jardinage préféré du Pota. Il reste cependant très intéressant de nuancer cette statistique par genre. On s’aperçoit alors qu’il y a une grande différence entre les hommes et les femmes. En effet, si le ratio chute à 0.7984 (± 0.3) chez les hommes, il grimpe à 3.0507 (± 0.39) chez les femmes. Comme quoi, HEC forme bel et bien des hommes humbles et résilients, apparemment habitués à entendre “mais t’es comme un frère pour moi”. Pour les femmes, au vu de vos stats, vous pouvez vous permettre d’envoyer à votre crush ce message qui dort dans vos notes depuis le début du bimestre – aucune P-valeur ne s’y oppose.

- Sur les couples actuels
Concernant les étudiants actuellement en couple, 40% (± 5,84%) sont en couple avec quelqu’un d’HEC. Il sera intéressant de comparer dans quelques années le taux de conversion de ces couples en mariage …
On remarque tout de même que la prépa et les cercles amicaux qui y sont associés ont une forte influence sur la création de couple : d’après les réponses, 81% (± 4,7%) des étudiants en couple sont en couple avec un étudiant d’une grande école ! En effet, le contexte scolaire est le lieu de rencontre de plus de trois-quarts des couples à HEC, preuve que les calculs de FM fonctionnent parfois mieux sur les cœurs que sur les stocks. Les autres modes de rencontres sont beaucoup plus marginaux. Un petit clin d’œil aux 5% des étudiants en couple qui ont rencontré leur partenaire sur une application de rencontre !
Ces résultats sont assez intéressants à creuser : parmi les étudiants étant en couple avec un étudiant dans une grande école, 83% ± 5% ont rencontré ce partenaire dans un milieu scolaire. Cependant, dès que l’on sort du cadre des grandes écoles, les lieux de rencontres sont beaucoup plus diversifiés, bien que le contexte scolaire reste le cadre de rencontre principal (42% ± 16%). Humble conseil : aller en cours le vendredi matin semble finalement plus rentable pour votre vie sentimentale que n’importe quelle POW.
Quant aux autres, aguerris célibataires, on vous laisse avec notre classique Disney préféré : un jour, mon Prince viendra…
Pour rencontrer son âme sœur, les applications de rencontre sont un outil utilisé par 15% des répondants au sondage (sans compter les 20% qui ont déjà installé Tinder pour “rire” même si on sait que c’était juste une excuse pour essayer). Mais en fait, ce n’est apparemment pas si utile pour trouver son âme sœur selon les étudiants d’HEC qui sont seulement 5% à croire qu’une telle méthode marche (sad, comment on fait alors ?).
Voilà les raisons de ceux qui en ont déjà utilisé (visiblement, ceux qui veulent rire avec les applis de rencontre ne veulent pas que rire derrière leur téléphone…) :

- Sur les chopes à HEC
La moitié des étudiants d’HEC ont déjà “chopé” plus de 6 personnes (c’est-à-dire rouler une pelle, pour ceux qui nous posaient la question dans le sondage). On notera que peu de personnes tiennent le compte exact de leurs conquêtes et donnent un nombre arrondi à la louche (sauf quand la valeur est inférieure à 10). En moyenne, ces mêmes étudiants ont chopé 1,36 (± 0,16) personnes à HEC. Statistique considérablement impactée par le fait d’aller en POW ou non puisque ceux ne connaissant toujours pas le dance floor de la Kfet n’ont chopé que 0,5 personnes à HEC en moyenne. En fait, chaque POW à laquelle vous allez augmente votre probabilité de séduire 0,3 personnes en plus. Une raison que le BDE ne manquera pas de mettre en avant pour faire cotiser les futurs L3.
- Sur la fidélité des étudiants à HEC:
SCOOP : les personnes n’ayant jamais été en couple n’ont jamais été infidèles. Quant aux 495 autres, la performance est bien moins bonne puisque 19% ont déjà été au moins une fois dans leur vie infidèle ! Si ce chiffre vous déprime, remarquez que nous voyons une nette amélioration de ce ratio depuis le sondage de QPV HEC en 2019 lors duquel 37% des répondants ont affirmé avoir déjà trompé leur conjoint.e. Comme quoi, les mœurs changent !
Sachez par ailleurs que la tromperie est très fortement corrélée à la simulation. En effet, parmi ceux qui n’ont jamais simulé, ils sont 12.6% (± 4.5%) à avoir déjà été infidèles, alors que les acteurs dignes de Double Jeu (qui n’aura jamais si bien porté son nom) sont 25% (± 5%) à avoir déjà été infidèles. Faut-il penser que l’adultère ne paie pas ou que si vous êtes nul au lit, votre partenaire vous trompera ? Les paris sont ouverts sur Polemik. Contrairement aux statistiques nationales, les femmes d’HEC sont aussi infidèles que leurs homologues masculins. La vengeance est un plat qui se mange froid à HEC.
Forts de ces nouvelles données, les plus malins et malines d’entre vous voudront éviter préventivement de se faire tromper. Alors renseignez-vous au préalable sur ces deux facteurs. Votre copain.ine consomme de la pornographie de manière hebdomadaire ? Il y a au moins 21,68% de chance pour qu’il ou elle ait déjà trompé un de ses partenaires. Il ou elle accorde une importance au sexe de 5/5 ? Il y a au moins 27% de chance qu’il ou elle vous trompe. Il ou elle fait les deux en même temps ? On n’a pas fait les calculs mais méfiez-vous. Vous savez ce que vous devez lui demander la prochaine fois que vous vous voyez (pas besoin de nous remercier) !
- Vie sexuelle
Pensiez-vous que HEC était un paradis des galipettes ? Nous allons voir ce qu’il en est.
Entre 80% et 85,5% des élèves ont déjà eu un rapport sexuel, ce qui correspond aux statistiques nationales pour les 18-24 ans. Plutôt logiquement, parmi les personnes en couple, au moins 93,8% ont déjà rataconniculé alors qu’au plus 71,5% des personnes célibataires au moment du sondage ont déjà perdu leur vertu. Pourtant, au moins 2.2% des personnes ayant déjà été en couple n’ont jamais eu de rapport sexuel. L’âge est une autre variable très importante à prendre en compte avec des différences entre L3 et M1-ex-L3 : chez les L3 on a 21,4% ± 3,4% de personnes vierges. Ce chiffre descend à 16,3 ± 3,1% chez le M1 ex-L3. Pour beaucoup, la L3 est l’année de la première fois ! La voie prépa semble donc être celle de la virginité (étonnant ? – non). Par ailleurs, les homosexuels ont significativement moins de chance d’avoir fait leur première fois avant d’entrer à HEC. Mais pas de panique, en VM et M2, aucun des sondés homosexuels n’est vierge. Alors que chez les hétérosexuels, 19,05% le sont encore. #vivein&out
En parlant d’orientation sexuelle, il y a moins de personnes hétérosexuelles à HEC que dans la population des 18-29 ans. En effet, on note entre 70% et 81% d’hétérosexuelles chez les femmes contre 84% dans la population générale, et entre 84 et 92% chez les hommes d’HEC contre 97% des jeunes français. On notera que les minorités sexuelles sont beaucoup plus représentées chez les femmes que chez les hommes (24,2% des sondées contre 12,2%). La virilité masculine pousserait-elle encore les hétéros curieux du RCH à se cacher ? Il est intéressant de noter qu’après l’hétérosexualité, c’est la bisexualité qui ressort comme seconde orientation sexuelle la plus présente chez les femmes (entre 15 et 25% de la promotion), alors que c’est l’homosexualité chez les hommes (7,5% ± 3%).
Nous vous avions ensuite demandé quelle place vous accordiez au sexe dans vos relation. Sur une échelle de 1 à 5, la moyenne des réponses est de 3,46 (notez bien que la moyenne d’une telle échelle est donc 3 et non 2,5). Cette statistique est bien supérieure pour ceux ayant déjà eu une relation sexuelle, et parmi les plus grands consommateurs de pornographie. Cependant, il n’y a pas de différence significative entre les hommes et les femmes.
Mais ceux qui donnent plus d’importance au sexe sont-ils plus épanouis sexuellement ?
Malgré un épanouissement sexuel moyen de 3,4 sur une échelle de 1 à 5, plus de 20% des répondants se déclarent épanouis sexuellement à 1 ou 2 sur 5, et seulement 21% sont pleinement épanouis dans leurs pratiques sexuelles. Idéalisons nous trop l’importance du sexe pour une relation épanouie ? Cela est sûrement vrai pour les consommateurs de pornographie hebdomadaires qui se déclarent moins épanouis que le reste de la population (3,22/5 contre 3,54/5) tout en accordant significativement plus d’importance au sexe dans leurs relations. Cependant, des solutions miracles existent, rassurez-vous ! À part la masturbation, toutes les autres pratiques sexuelles sondées sont corrélées avec un plus grand épanouissement. Au programme, sextoys, sexe oral, sodomie, BDSM et plans à 3 (ou plus hihi). Ne vous mentez plus.
À propos de la masturbation, au moins 97,5% des hommes se sont déjà masturbés, alors qu’au plus 90% des femmes l’ont déjà fait. (c’est la seule stat intéressante avec la masturbation). Une question cependant qui a poussé beaucoup, et en particulier des femmes, à ne pas se prononcer. Est-ce un symptôme d’un certain tabou autour du sujet ? Ou bien d’une définition floue de la frontière de la masturbation féminine ?
Vous vous demandiez s’il y avait un lien entre le wifi qui rame et les bruits de votre voisin du dessous ? Les statistiques pourraient peut-être nous apporter une réponse. En effet, près de la moitié des hommes consomment de la pornographie chaque semaine à HEC (comme à l’échelle nationale), contre seulement 4 à 11% des étudiantes. Cependant, le pourcentage de femmes qui en regardent semble bien inférieur qu’à l’échelle nationale, où près d’un tiers de la population féminine a regardé du porno dans les 3 mois avant l’enquête effectuée par l’IFOP contre 7.66% ± 3.1% des étudiantes de HEC qui en regardent de manière hebdomadaire. Le milieu social influencerait-il les femmes à ne pas regarder ce contenu du fait de leur éducation et d’une plus grande exposition aux thèses féministes ? La vraie question est pourquoi les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets chez les hommes. Toutefois, cette conclusion genrée est à prendre avec des pincettes étant donné que l’étude de l’IFOP ne s’intéresse pas aux habitudes de consommation hebdomadaires mais trimestrielles et n’est donc pas totalement comparable à la nôtre, même si elle peut donner une idée de la réponse.


Sans grande surprise, la génération digitale n’est pas poussée qu’au porno et aux applications de rencontre mais aussi aux nudes. Au moins 43% des étudiants ont déjà envoyé des nudes et 54% en ont déjà reçu. S’il n’y a pas de différence significative entre les genres, notons que les hommes et les lesbiennes sont les plus gâtés puisque les femmes sont plus nombreuses à en avoir seulement envoyé (elles sont 5% ± 2.5% contre moins de 1% des hommes). Le profil type de quelqu’un n’ayant jamais eu affaire à des nudes est un hétéro, célibataire (51% des répondants célibataires n’ont jamais ni reçu ni envoyé de nudes), fidèle (44% ± 5% contre 20% ± 8%) n’ayant jamais eu de rapport sexuel (les ¾ sont concernés), qui accorde significativement moins d’importance au sexe (ils sont 60% de ceux qui accordent une importance au sexe de 1 ou 2 contre 27% des répondants qui lui accordent une importance de 4 ou 5), et qui ne s’est jamais masturbé (75% ± 15% contre 36% ± 5%).
Du fameux corps-compte des étudiants de HEC:
Si vous pensiez que le campuelesexe était une arène accueillant les orgies les plus sauvages, eh bien détrompez-vous ! Le bodycount moyen d’un étudiant d’HEC ayant déjà eu un rapport sexuel est de 4,54 (± 0.35), soit un chiffre bien inférieur à la moyenne nationale : chez les 18-29 ans, on est à 7.3 pour les femmes et 11.3 pour les hommes. Attention toutefois, la variable âge est à prendre en compte : les VM/M2 ont un bodycount significativement plus élevé que les L3 et les M1 ex-L3. Plus on est vieux, plus on accumule d’expériences. Cela expliquerait aussi l’écart entre la moyenne nationale des 18-29 ans et celle de HEC où les étudiants sondés ont entre 17 et 24 ans.
Point positif concernant la parité : il n’y a pas d’écart significatif en matière de bodycount entre hommes et femmes à HEC, contrairement à l’échelle nationale !
En croisant les données, nous remarquons que plus de partenaires sexuels n’entraîne pas plus d’épanouissement sexuel. Un chiffre qui pourrait sembler étonnant au premier abord, mais pas tant lorsqu’on pense au fait que la connaissance du corps de l’autre et l’intimité émotionnelle sont des facteurs importants de la satisfaction sexuelle. C’est bien connu, les coups d’un soir sont rarement les meilleurs.
En revanche, une autre tendance se distingue : plus un étudiant a eu de partenaires sexuels, plus il accorde de l’importance au sexe dans un couple. En effet, les sondés accordant une importance au sexe de 3 ou moins ont eu en moyenne 3,7 partenaires, là où ceux dont l’importance est supérieure ou égale à 4 (sur 5) ont eu en moyenne 6,21 partenaires.
Si ton pote t’a raconté qu’il a fait sa première fois à 13 ans, que ça a duré 1h30 et que c’était avec une fille qui avait 3 ans de plus, plot twist : c’était sans doute du mytho. En effet, les étudiants d’HEC ont en moyenne eu leur premier rapport sexuel à 17,12 ans – soit un chiffre très très proche de la moyenne nationale. Les statistiques sont similaires entre hommes et femmes à HEC, qui couchent pour la première fois à peu près au même âge #égalitédessexesouuu ?
Ceux qui parmi vous ont eu leur premier rapport avant 15 ans inclus ont un bodycount significativement plus élevé que les autres : les premiers ont eu en moyenne 7,9 partenaires (±1,26) contre 4,38 ±0,51 pour ceux ayant eu leur premier rapport à plus de 16 ans.
Quant à la moyenne du nombre de partenaires intra HEC, elle est de 0,9 (±0,11). Les coups d’un soir ne sont visiblement pas la DA du campuel’amour. À HEC, l’amour, c’est du sérieux.
Petit point gossip : les étudiants en couple avec un autre élève d’HEC ont en moyenne un nombre de partenaires à HEC plus élevé que ceux qui ne sont pas en couple (et surtout, supérieur à 1 !).
Le bodycount mis à part, on n’observe pas d’autres corrélations : l’âge du premier rapport sexuel n’a pas d’influence notable sur l’épanouissement sexuel ou l’importance accordée au sexe dans un couple. En résumé, plus tu couches tôt… plus tu couches tôt.
- Pratiques sexuelles
Nous arrivons maintenant à nos dernières statistiques : celles sur les pratiques sexuelles. Ces questions étaient optionnelles dans le sondage, et 16% des étudiants ont préféré ne pas y répondre. Pour le reste, nous avons obtenu les résultats suivants. Au programme: sexe oral, sextoys ou encore sodomie. Âmes sensibles s’abstenir.
Du bain de bouche
96% des répondants ayant déjà eu un rapport ont pratiqué le sexe oral. Dans cette section, nous relevons que l’un des points faibles de notre sondage était de ne pas faire la distinction entre rapport avec et sans pénétration : 18% (±9,5%) de ceux ayant répondu ne jamais avoir eu de rapport sexuel ont déjà pratiqué le sexe oral ! Résultat d’un prisme sur les relations sexuelles hétérocentrées de notre côté.
Cela étant dit, nous pouvons remarquer qu’HEC se situe au dessus des 90% des statistiques nationales (champ : jeunes Français ayant déjà eu un rapport sexuel) pour le sexe oral.
Une performance qui, on l’espère, sera relayée par le classement du Financial Times l’année prochaine.
Du womanizer (non sponsorisé)
Concernant l’utilisation de sextoys, 32% (±4%) des étudiants en ont déjà utilisé, sans effet significatif de genre ! Il a d’ailleurs été assez intéressant de croiser cette statistique avec l’importance accordée au sexe : ceux qui accordent une importance au sexe supérieure à la moyenne (3/5) sont 44% à utiliser des sextoys, contre 24% pour les autres.
De même, nous avons trouvé que les personnes ayant déjà simulé lors d’un rapport sexuel sont significativement plus nombreuses à avoir utilisé un sextoy (42%) : si vous en avez marre des performances médiocres de votre moitié au lit, vous savez quelle solution essayer (ceci n’est pas un partenariat, simplement une incitation bienveillante pour votre épanouissement sexuel).
Consommation de lubrifiant
24% des personnes à HEC auraient déjà pratiqué la sodomie, ce qui est significativement moins que la statistique nationale qui se situe à 39% chez les femmes et 57% chez les hommes. Si nous analysons maintenant les statistiques par genre à HEC : 28% des hommes ont déjà pratiqué la sodomie, contre 18% pour les femmes.
Nous avons relevé 2 corrélations intéressantes.
Les personnes accordant plus d’importance au sexe ont en moyenne plus pratiqué la sodomie, et il en va de même pour les personnes ayant une consommation régulière de contenus pornographiques !
SM – Rihanna
La pratique du BDSM suit ces mêmes tendances. 21% des étudiants à HEC l’auraient déjà pratiqué (là encore, notre question manquait peut-être de précision car il y a une différence entre tirer des cheveux et utiliser un fouet…), et c’est près de 28% pour les personnes avec une consommation régulière de contenus pornographiques. Notre sondage révèle aussi que les personnes non-hétéros sont plus susceptibles d’avoir pratiqué le BDSM avec leur partenaire que les personnes hétéros, des données qui rejoignent celles du sondage de QPV HEC en 2019. On aurait aussi dû vous demander si vous aviez déjà regardé 50 Shades of Grey …
Le ménage, un sport d’équipe
Enfin, terminons avec le fantasme le plus français de tous : le ménage à trois. La pratique est plus rare à HEC, puisque seuls 5% des répondants ont déjà fait un plan à trois (ou plus !). C’est une pratique qui paraît quand même typiquement masculine : 8,5% des hommes l’ont déjà fait, contre seulement une femme dans notre échantillon ! Ceci s’explique en partie par le fait que les non-hétéros sont significativement plus nombreux à l’avoir pratiqué. Et encore une fois, l’effet du porno est assez flagrant sur cette pratique : presque 10% de ceux qui consomment régulièrement du porno ont déjà fait un plan à trois, contre 3% sinon ! Reste à voir si ces chiffres évoluent avec le ban de Pornhub en France.
Conclusion:
Avant de clore cet article, quelques nuances s’imposent pour contextualiser nos résultats. D’abord, il est important de rappeler que la sexualité à HEC ne reflète pas nécessairement la sexualité des jeunes Français dans leur ensemble. Notre population est très spécifique : majoritairement issue de classes sociales favorisées, souvent parisiennes, et parfois marquée par des pratiques religieuses particulières. Ces facteurs influencent fortement les comportements amoureux et sexuels, ce qui est illustré par les nombreuses différences significatives entre nos statistiques et les moyennes nationales.
À cela s’ajoute une limitation structurelle : il est étonnamment difficile de trouver des statistiques nationales vraiment comparables aux nôtres. Les études les plus sérieuses portant sur la sexualité concernent généralement les 18–29 ans, soit une tranche d’âge bien plus large que celle de notre campus. Les écarts observés ne doivent donc pas être interprétés comme des différences “réelles” mais plutôt comme des variations liées à la méthodologie, à l’âge, et au contexte socio-culturel. De ce fait, certaines conclusions (par exemple sur le bodycount, la consommation de pornographie ou la proportion d’hétérosexualité) doivent être considérées avec prudence.
Nous reconnaissons également certains biais de conception dans notre questionnaire. Certaines questions étaient formulées dans une logique très hétéro-centrée, notamment celles portant sur les pratiques sexuelles ou sur la définition du “rapport sexuel”. Cela a pu invisibiliser ou complexifier les réponses des minorités sexuelles, et biaiser certaines statistiques (comme les étudiants déclarant ne jamais avoir eu de rapport mais ayant déjà eu des pratiques sexuelles orales).
D’un point de vue plus sociologique, il est donc difficile de trancher la question : la sexualité des étudiants d’HEC est-elle plus “débridée” que celle des jeunes Français ? À la lumière de nos résultats, la réponse est… pas vraiment. Sur certains points (âge du premier rapport, proportion de personnes en couple, fréquence des rapports, diversité des pratiques), les étudiants d’HEC sont dans la moyenne nationale, ou parfois même moins “aventuriers”. En revanche, l’écart entre hommes et femmes semble moins marqué qu’à l’échelle nationale, ce qui peut refléter une composition sociale et culturelle spécifique au campus.
D’un point de vue purement rédactionnel, nous avons privilégié une écriture fluide : chaque fois qu’une statistique est mentionnée (sauf indication contraire), elle est significative. Nous avons volontairement évité de répéter “statistiquement significatif” toutes les trois lignes pour ne pas alourdir la lecture.
Enfin, un mot d’honnêteté : nous ne sommes pas statisticiens. Nous avons appliqué du mieux possible les outils appris dans le cours de statistiques de L3 (merci Monsieur Stoltz), quitte à ressortir le polycopié pour maîtriser les tests du khi-deux, les p-valeurs et la gestion des données aberrantes. Nous sommes encore en apprentissage et à la recherche de la méthode la plus efficace pour analyser un sondage d’une telle ampleur. Et, pour être totalement transparents : nous avons passé plus de 40 heures à dépouiller, nettoyer, coder, croiser et analyser ces 547 réponses qui nous ont donné un document d’analyse de 79 pages. Donc soyez indulgents : nous avons essayé d’être rigoureux. Si vous avez des suggestions à nous faire sur notre manière de traiter nos sondages, des éléments qui vous interpellent, n’hésitez pas à nous les faire remonter. Vous savez où nous trouver !